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Projet d'attentat en France : fallait-il en parler ?

Après la découverte des préparatifs d’une attaque contre un centre militaire en France, François Hollande s’était “empressé” d’annoncer la nouvelle que le gouvernement avait réussi à déjouer un attentat. Rassurant certes et pourtant la réaction du président n’est pas au goût de tout le monde. Le président aurait-il parlé trop vite ? C’est la question qui se pose aujourd’hui…

François Hollande a-t-il parlé trop et trop vite après la découverte des préparatifs d’une attaque contre un centre militaire ? La presse quotidienne est partagée ce vendredi, certains éditorialistes parlent de “bourde”, quant d’autres estiment que l’opposition sarkozyste n’a pas de leçon à donner. Qui a raison, qui a tort, ce qui est sûr c’est que le sujet divise.

Ceux qui pensent que c’était une erreur…

Raymond Couraud du journal L’Alsace regrette que le président ait agi avec “vitesse et précipitation”. Selon lui cette “bourde” est lié au fait qu’il “est vraiment à court de munitions dans son assaut contre les sondages”. Dominique Garraud de La Charente Libre souligne que “Les loupés de ces dernières heures démontrent que dans ce domaine hypersensible, sa communication personnelle mérite pour le moins d’être resserrée”.

Et les autres.

Yves Harté dans Sud-ouest estime que l’intervention du président n’est “certainement pas assimilable à une bourde”. “En la matière, nous avons connu plus désolant et même plus tonitruant lors du précédent quinquennat. Après tout, révéler le démantèlement de groupuscules fanatiques ne peut surprendre personne aujourd’hui.” rajoute t-il. Pour La République des Pyrénées, Jean-Marcel Bouguereau estime que cette intervention était nécessaire car face à la “communication sanguinaire” qui est “la marque de fabrique du terrorisme”, il y a la “nécessité d’une “contre-communication gouvernementale” et de “transparence en montrant aux citoyens qu’ils sont protégés”.

Si les éditorialistes sont partagés quant à l’intérêt et l’impact de cette annonce, il n’en reste pas moins un point important qu’Alain Dusart souligne dans L’Est Républicain :

“l’instrumentalisation politique des peurs constitue en soit les ferments d’une première victoire des apprentis sorciers de la terreur !”

Certains appellent même le président à “la discrétion et la retenue”, c’est le cas de Paul-Henri du Limbert, du Figaro. Il explique que “chez François Hollande, la tentation est grande de se servir de la lutte antiterroriste pour essayer de reconquérir une opinion publique toujours rétive à son endroit”. Dans la même veine, François Ernenwein pour La Croix estime que “crier sans cesse au loup ne sert à rien”, et qu’au contraire “l’indispensable vigilance impose le discernement. Et un grand calme”.

Conclusion : l’annonce du président est rassurante, à n’en point douter mais pas forcément nécessaire. A trop rappeler que la menace terroriste est bien présente, la paranoïa finira par elle aussi bien s’installer. La population ne remet pas en cause la capacité du gouvernement à travers ses armées, à la protéger. Mais la discrétion et la retenue sont la preuve d’une gestion savamment orchestrée. N’est ce pas le but des super héros, sauver la planète avant même que celle-ci ne s’aperçoive du danger ?

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